Écrire des versets ou invocations pour les suspendre au malade
Question : La troisième question de la fatwa numéro 1545: Quel est le jugement concernant ceux qui ecrivent les versets clairs d'Allah, ordonnent au malade de les suspendre a sa tête ou a n'importe quelle partie de son...

Écrire des versets ou invocations pour les suspendre au malade
Question arabe
السؤال الثالث من الفتوى رقم (١٥٤٥) : س٣: ما الحكم في الذين يكتبون آيات الله البينات ويأمرون المريض بتعليقها في رأسه أو في أي جهة من جسده ويقولون له: هذا سبب الشفاء، ويأخذون منه شيئا، ومنهم من لا يأخذ شيئا؟
Réponse arabe
ج٣: الصحيح أن كتابة آيات من القرآن أو غيرها من الأدعية المأثورة وتعليقها على المريض رجاء الشفاء ممنوع؛ لثلاثة أمور: الأول: عموم أحاديث النهي عن تعليق التمائم ولا مخصص لها. الثاني: سد الذريعة، فإن تعليق ما يكتب من آيات القرآن يفضي إلى تعليق ما ليس كذلك. الثالث: أن ما علق من ذلك يكون عرضة للامتهان بحمله في محال قضاء الحاجة والاستنجاء ونحو ذلك. وإذا كان ذلك ممنوعا فأخذ الأجرة على كتابته ليعلق على المريض لرجاء الشفاء ممنوع أيضا. وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم. اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء عضو ... عضو ... نائب رئيس اللجنة ... الرئيس عبد الله بن قعود ... عبد الله بن غديان ... عبد الرزاق عفيفي ... عبد العزيز بن عبد الله بن باز
Traduction française de la question
La troisième question de la fatwa numéro 1545:
Quel est le jugement concernant ceux qui ecrivent les versets clairs d'Allah, ordonnent au malade de les suspendre a sa tête ou a n'importe quelle partie de son corps, et lui disent: ceci est une cause de guérison ? Ils prennent quelque chose de lui, tandis que certains ne prennent rien.
Traduction française de la réponse
Ce qui est correct, c'est que le fait d'écrire des versets du Coran ou d'autres invocations transmises, puis de les suspendre au malade dans l'espoir de la guérison, est interdit, pour trois raisons.
La première: la portée générale des hadiths qui interdisent de suspendre les talismans, sans qu'il existe de texte qui en excepte ce cas.
La deuxième: le fait de fermer la voie qui mene au mal. En effet, suspendre ce qui est écrit parmi les versets du Coran conduit à suspendre ce qui n'est pas de cette nature.
La troisième: ce qui est suspendu de cette manière risque d'être expose au manque de respect, car la personne peut le porter dans les lieux ou l'on fait ses besoins, lors de l'istinja, ou dans des situations semblables.
Puisque cela est interdit, prendre une rémunération pour l'écrire afin qu'il soit suspendu au malade dans l'espoir de la guérison est également interdit.
Et c'est par Allah que vient la réussite. Qu'Allah fasse les éloges de notre Prophète Muhammad et lui accorde le salut, ainsi qu'à sa famille et ses Compagnons.
Le Comité permanent de la recherche scientifique et de la fatwa
Membre: Abd Allah ibn Qa'ud
Membre: Abd Allah ibn Ghudayyan
Vice-président du Comité: Abd Ar-Razzaq Afifi
Président: Abd Al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baz
Savant / institution : Al-Lajna ad-Daima / اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Source : Fatawa de la Commission Permanente, volume 1, fatwa n. 1545, p. 311








